Comment changer un double vitrage ?
Mis à jour le 12 octobre 2026
En bref
Sur une fenêtre dont le cadre est en bon état, on peut remplacer uniquement le double vitrage : on retire les parcloses qui le maintiennent, on dépose l’ancien vitrage, on pose un vitrage neuf fabriqué aux cotes exactes, calé et rendu étanche. Si le cadre est abîmé ou ancien, mieux vaut comparer avec le remplacement de toute la fenêtre. Le simple changement de vitrage n’ouvre droit à aucune prime.
Faut-il changer le vitrage ou toute la fenêtre ?
On remplace seulement le vitrage quand il est cassé, fissuré ou embué entre les deux vitres, signe que son joint n’est plus étanche, et que le cadre reste sain : ouvrants qui ferment bien, ferrures en état, bois non pourri ou PVC non déformé. C’est la solution la plus économique et la plus rapide.
Si le cadre est fatigué, s’il laisse passer l’air ou si la fenêtre est à simple vitrage d’origine, le remplacement complet devient plus pertinent. Il peut alors ouvrir droit à la prime des fournisseurs d’énergie : la fiche BAR-EN-104 finance une fenêtre complète à vitrage isolant en remplacement d’un simple vitrage, mais exclut explicitement le simple remplacement de vitrages sur une fenêtre existante.
Comment reconnaître un double vitrage et le mesurer ?
Un double vitrage se repère à l’épaisseur de l’ensemble et à l’intercalaire, la baguette visible entre les deux vitres sur le pourtour, qui porte souvent un marquage du fabricant. Approchez une flamme ou une lampe : un double vitrage renvoie deux reflets, un triple vitrage trois.
Pour commander le vitrage neuf, il faut les dimensions exactes du vitrage lui-même, pas celles de la fenêtre, ainsi que sa composition (épaisseur des vitres et de la lame d’air ou de gaz). C’est pourquoi le menuisier dépose en général les parcloses pour mesurer précisément avant de commander : un vitrage isolant se fabrique sur mesure et ne se recoupe pas.
Comment changer un double vitrage sur une fenêtre PVC ?
Sur une fenêtre PVC, le vitrage est tenu par des parcloses clipsées. Le menuisier les déboîte avec un outil adapté, retire les cales et l’ancien vitrage, puis pose le neuf sur des cales qui reportent son poids sur le cadre et empêchent l’ouvrant de s’affaisser. Il remet ensuite les parcloses et les joints, puis vérifie que l’ouvrant ferme sans frotter.
Un vitrage isolant est lourd et coupant, surtout s’il est déjà cassé : protégez-vous et faites-vous aider.
Et sur une ancienne fenêtre en bois ?
Les fenêtres bois récentes ont des parcloses vissées ou clouées et se traitent comme une fenêtre PVC. Les fenêtres anciennes, elles, ont des vitres maintenues par du mastic dans une feuillure souvent trop étroite pour un double vitrage classique. La fiche de l’UDAP Auvergne-Rhône-Alpes sur les fenêtres dans le bâti ancien cite les solutions couramment mises en œuvre pour améliorer l’isolation sans perdre l’aspect d’origine : un vitrage isolant logé dans la feuillure, un survitrage, ou une double fenêtre.
Avant de se lancer, il faut vérifier que les ouvrants supporteront le poids supplémentaire et que la feuillure peut être adaptée. C’est un travail de menuisier qui se décide fenêtre par fenêtre.
Quel vitrage choisir pour le remplacement ?
Changer un vitrage est l’occasion d’en améliorer les performances, dans la limite de l’épaisseur que la feuillure peut recevoir. Un vitrage à isolation renforcée de même épaisseur isole mieux qu’un double vitrage des années 1980 ou 1990 ; un vitrage feuilleté apporte de la sécurité contre le bris et l’effraction ; un vitrage acoustique, à vitres d’épaisseurs différentes, atténue mieux les bruits de la rue.
Gardez en tête que la performance de la fenêtre complète, mesurée par son coefficient Uw, dépend aussi du cadre et de son étanchéité : un vitrage neuf ne corrige pas un ouvrant déformé ou des joints usés. C’est l’un des arguments pour comparer, devis à l’appui, le seul remplacement du vitrage et celui de la fenêtre entière.
Faut-il une autorisation pour changer un vitrage ?
Remplacer un vitrage à l’identique, sans changer la fenêtre, ne modifie normalement pas l’aspect du bâtiment. Mais dans les espaces protégés, la fiche de l’UDAP précise qu’une déclaration préalable est obligatoire avant tous travaux de réfection, de modification ou de remplacement d’ouvertures et de menuiseries, avec avis de l’architecte des Bâtiments de France. C’est le cas du Vieux-Lyon et des abords des monuments historiques, nombreux dans le centre de Lyon. Elle demande aussi des vitrages incolores, non fumés et non réfléchissants. En copropriété, vérifiez enfin le règlement si le vitrage choisi change l’aspect vu de l’extérieur, par exemple un verre teinté ou dépoli.